Jimmy Hunter est un aîné, un leader, un conteur et un porte-parole anicinabe. Il a consacré une grande partie de sa vie à servir sa communauté et à soutenir les jeunes Anicinabek. Ses valeurs et choix sont profondément ancré dans sa famille, mais vont bien au-delà également.  

Sa carrière de leader a commencé lorsqu’il est devenu chef de Winneway (Long Point First Nation) pour la première fois à l’âge de 22 ans. Il a par la suite occupé le poste de chef pendant un total de dix ans, répartis sur plusieurs mandats. Il a été vice-grand chef du Algonquin Council of Western Quebec (maintenant Algonquin Anishinabeg Nation Tribal Council), en 1990.  

« Je n’aime pas appeler ça de la politique. Moi, j’appelle ça du leadership. Parce que j’essaie toujours de le dire aux chefs: même si on rencontre beaucoup de gens en politique, les politiciens, eux, sont à Ottawa, sur la Colline du Parlement, et ils ne se soucient de rien. Le leadership, c’est des gens qui sont suivis par d’autres personnes, et vous pouvez devenir un leader et avoir des gens qui vous suivent. »  

Une grande partie de l’énergie de Jimmy est consacrée à aider les jeunes, un travail entièrement fondé sur ses propres expériences. Il a donné de nombreuses conférences et de nombreux ateliers sur le suicide. Il a siégé au conseil d’administration du Centre Wanaki à Maniwaki, un centre de prévention des dépendances, pendant plusieurs années. Bien qu’il n’ait aucune formation en intervention, il parle ouvertement aux jeunes de guérison, de traumatisme et de suicide, en s’appuyant sur ce qu’il a vécu. Il croit qu’avoir été chef ne le dispense pas de parler de ses propres expériences et émotions difficiles, et que chacun, quelle que soit sa position, devrait être prêt à parler ouvertement.  

« Maintenant, j’aide les jeunes. Même mes petits-enfants. Quand ils ont le moral à terre, je leur parle. » 

En tant que conteur, Jimmy partage avec la jeune génération ce qu’était la vie quand lui-même était jeune. Comment les enfants jouaient et vivaient avant la technologique moderne. Il visite les écoles pour parler avec les élèves de différents groupes d’âge et il aimerait faire davantage de ce travail. Il est également apparu à la télévision à plusieurs reprises, en tant que porte-parole et conteur, notamment dans le documentaire Le peuple invisible, de Richard Desjardins.  

Jimmy a également fait partie d’un groupe de musique dans lequel il était la voix. Il joue de la musique country et du rock n’roll. Un CD est né de cette période, soit en 2004, Gospel side of the Grand chief Jimmy Hunter. 

Il y a plusieurs années, Jimmy a frôlé la mort après une grave maladie. Cette expérience a renforcé sa volonté de rejoindre et transmettre ce qu’il peut aux jeunes. Il a contribué à Nipakanatik, en numérisant plusieurs vieilles photographies, dont des images de ses grands-parents et arrière-grands-parents ainsi que des photos de l’époque où lui et d’autres étaient jeunes. Il est également sur le Cercle Mitonentcikan, un comité qui s’assure que les archives dans Nipakanatik sont utilisées dans le respect de la vérité et des collectivités anicinabe. Il accueille avec joie la possibilité de préserver ses récits et ses photos pour les générations futures. 

« Je vais maintenant devoir créer quelque chose à laisser derrière moi, non seulement à mes arrière-petits-enfants ou à mes petits-enfants, mais au peuple Anicinabe, aux jeunes. » 

Ceux qui connaissent Jimmy Hunter parlent de sa foi inébranlable en la jeunesse anicinabe et de son profond désir d’être présent pour elle, dans ses difficultés autant que dans ses réussites. 

Pour des raisons de confidentialité YouTube a besoin de votre autorisation pour charger.